DILEMME

A chaque printemps le même dilemme. La nature tarde à trancher et impose son rythme. L’hiver recule mais peine à laisser sa place à la douceur du printemps. L’organisation d’un trip en montagne se transforme généralement en un véritable cauchemar. Décortiquer la météo, espionner les webcams, appeler les indics et autres autochtones…On prend les skis? On part marcher? 

Trop de neige dans les Dolomites pour planifier un trek, pas assez pour skier, idem pour les Alpes du Sud...versant Sud, versant Nord...pluie, redoux...

Ras le Bol, nous prenons la route des Pyrénées. Nous connaissons les itinéraires par coeur pour les avoir parcours maintes fois. Peu importe…s’enfuir quelques jours en montagne avec un ami. Oublier la perpétuelle fuite en avant et le brouahah quotidien pour simplement penser à l'essentiel : mettre un pas devant l'autre et laisser l'esprit divaguer. Un grand tour du Carlit au milieu des névés aura confirmé notre théorie. Un bivouac idyllique, partagés avec les isards à peine effrayés par ses premiers bipèdes de la saison. Deux jours de marche à s’en fendre les mollets, à rayer les névés et traverser les courants d’eau de fonte. L’inconfort à parfois un gout de bonheur.

Alors peu importe l'excuse choisie pour partir en montagne: ski, trek, alpinisme ou escalade...finalement le bivouac à toujours la même saveur.

« Le bivouac est un luxe qui rend difficilement supportables, plus tard, les nuit dans les palaces » Sylvain Tesson

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